La solidarité dans le 11e
Le onzième, un territoire toujours plus
solidaire
Le 11e arrondissement porte, de par son
histoire, des valeurs de solidarité et une forte tradition
d'accueil et d'intégration. Aujourd'hui, cet idéal d'entraide est
plus que jamais d'actualité. Et sur le front de l'exclusion, une
action concertée des services sociaux, du monde associatif et des
élus locaux s'impose.
La crise économique et financière a provoqué une forte
dégradation de la situation sociale des Français. Dans le 11e, le
nombre d'allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA) a ainsi
progressé de près de 14% en 2009 et les services sociaux sont
sollicités pour des aides financières d'urgence en progression sur
2009 de 30%.
Dans ce contexte, la Municipalité du 11e agit de façon
volontariste en mettant en réseau tous les partenaires de la lutte
contre l'exclusion et la pauvreté.
Agir
ensemble sur le terrain
Le 11e a la chance d'accueillir sur son territoire de
nombreux acteurs associatifs et institutionnels qui viennent en
aide aux personnes en difficulté.
S'ils se connaissent, ils n'ont pas toujours la possibilité
d'approfondir et de développer des projets en commun. La première
des préoccupations de la Mairie du 11e a donc été de les inciter à
se rencontrer régulièrement. La première édition de la Journée des
Solidarités, qui s'est tenue en novembre 2009, a permis à tous de
se retrouver de façon conviviale et de promouvoir auprès du grand
public les actions menées dans le champ social. La dernière
rencontre Atouts Quartiers, dans le quartier Politique de la Ville
Fontaine au Roi, ou bien les prochaines Assises de la Solidarité
renforcent encore cette synergie. Agir ensemble constitue un gage
d'efficacité pour les acteurs de terrain. Ainsi, en ce qui concerne
la grande exclusion, la Mairie du 11e a pris l'initiative de créer
une coordination des associations spécialisées réalisant des
maraudes dans la rue. Depuis cet hiver, cette coordination tient
une réunion mensuelle en mairie d'arrondissement.
Le 11e solidaire des sans-abri
En principe, la prise en charge des personnes sans domicile
fi xe relève de la compétence de l'Etat. Toutefois, devant le
manque de moyens déployés, la Collectivité parisienne augmente sans
cesse son effort en finançant des structures d'hébergement et des
maraudes (301 millions d'euros en 2010).
Dans le 11e, deux initiatives nouvelles ont été prises cet
hiver qui témoignent d'une mobilisation inédite. Pour la première
fois, la Mairie d'arrondissement participe au plan de mobilisation
hivernale en accueillant, en cas de période de grand froid, vingt
personnes sans domicile fixe dans une salle municipale située
avenue Jean Aicard.
Douze personnes présentes dans les rues du 11e et huit
personnes orientées par le Samu social de Paris (115) y sont
accueillies. Parallèlement, le Conseil d'arrondissement a voté, le
6 décembre 2010, un voeu visant à compléter l'offre de maraudes
réalisées par des bénévoles par un dispositif de terrain composé de
travailleurs sociaux professionnels. Car, sans un accompagnement
social de qualité et, souvent, de longue haleine, sortir les
personnes de la rue constitue une gageure.
Accueillir les personnes en difficulté sociale
En complément des actions d'urgence, les personnels de la
Section du 11e arrondissement du Centre d'Action Sociale de la
Ville de Paris suivent tout au long de l'année les habitants
connaissant des difficultés sociales et sont ainsi les garants de
l'accès aux droits pour tous sur le territoire du 11e. Près de 34
000 personnes ont ainsi été reçues en 2009 et pour la moitié
d'entre elles, un accompagnement spécifique a été engagé.
En outre, des projets de construction de nouvelles
structures, adaptées aux publics les plus en difficulté, sont mis
en oeuvre afin de concourir à leur réinsertion. Deux résidences
sociales viennent ainsi d'ouvrir leurs portes au 29, passage de
Ménilmontant et au 94, rue de Montreuil. Elles accueillent des
familles monoparentales et des personnes isolées disposant de
faibles ressources et ayant parfois résidé dans des logements
insalubres.
Dans le cadre du vaste programme d'humanisation des
structures d'hébergement lancé par la Ville de Paris avec l'aide de
l'Etat et de la Région, le Centre d'Hébergement d'Urgence Yves
Garel, impasse Truillot, dont les locaux étaient d'une grande
vétusté, sera transféré dans le 15e arrondissement courant 2011.
Compensant cette fermeture, la construction en cours au 52, rue
Servan d'un Centre d'Hébergement d'Urgence et de
Stabilisation proposera 52 places. Géré par le Centre d'Action
Sociale Protestant, il accueillera des femmes en grande exclusion.
De plus, à la même adresse, la construction d'une Résidence
sociale de type maison relais se composant de 20 logements, est en
cours. Cette structure accompagnera des personnes marquées par la
grande exclusion vers un logement de droit commun.
Enfin, est d'ores et déjà programmée la réalisation, d'ici
2014, d'une résidence sociale de 25 logements au 6, rue Saint-Maur.
Géré par l'association
Vivre, cet établissement permettra d'accueillir des personnes
sans domicile et nécessitant un accompagnement médico-social.