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L'arrondissement en chiffres

Superficie :
366,6 hectares (12ème rang), dont 28,7% pour la voirie

Limites :
- au Nord: rue du Faubourg du Temple
- à l'Est: boulevards de Belleville et de Ménilmontant, boulevard de Charonne
- à l'Ouest: boulevards du Temple, des Filles du Calvaire, Beaumarchais
- au Sud: rue du Faubourg Saint Antoine, avenue du Trône

Quartiers:
- Folie-Méricourt (41è),
- Saint Ambroise (42è),
- Roquette (43è),
- Sainte Marguerite (44è)

Population: 149 166 habitants en 1999 (8ème rang), (7% de la population parisienne), -2,9% par rapport à 1990

DENSITE BRUTE:
40 627 habitants au km2 (1er rang); Paris: 20164 hab/km2
TAILLE MOYENNE DES MENAGES (1999):
1,78 personnes; Paris: 1,87 personnes
POPULATION ACTIVE (1999):
84 764 (7,5% du total parisien),
Taux de chômage: 14%; Paris: 12,0%

CATEGORIES SOCIO-PROFESSIONNELLES (1990) (en % du total des actifs):
XIe arrondissement / Paris

Artisans, commerçants, chefs d'entreprise:           
06,5%           07,0%
Cadres, professions intellectuelles supérieures:     
25,3%           30,3%
Professions intermédiaires:                                 
21,9%           21,1%
Employés:                                                         
25,7%           25,9%
Ouvriers:                                                          
19,2%           14,5%
Autres:                                                             
01,4%           01,1%

Logement (1999):
97 626 logements (7,4% du total parisien)
CATEGORIE DE LOGEMENTS (1999): XIe arrondissement
Résidences principales: 82 679, 84,6%
Logements occasionnels et résidences secondaires: 4283,  4,4%
Logements vacants: 10 764, 11,0%

Logements sociaux et intermédiaires
(en % des résidences principales)
- dans le XIe: 9 747 11,8%
- à Paris: 219 028 19,7%
TALLE MOYENNE DES LOGEMENTS (1999):
2,23 pièces
Nombre de pièces 11ème
1 et 2 pièces: 66,2%
3 pièces: 20,6%
4 pièces et plus: 13,2%
DATE D'ACHEVEMENT DES LOGEMENTS (1999)
                           XIe                Paris
Avant 1915           57,2%           48,2%
De 1915 à 1948    12,0%           18,3%
De 1949 à 1974    14,5%           19,0%
A partir de 1975    16,2%           14,4%
LOGEMENTS AVEC CONFORT (1999) 87,4% 89,1%

EMPLOI
NOMBRE D'EMPLOIS (1999):
- 75 502 (11ème rang),
- 4,6% du total parisien (1 656 036),
- (+) 1% par rapport à 1999, Paris: -8,8%

EQUIPEMENTS
ESPACES VERTS OUVERTS AU PUBLIC:
- 30 jardins
- Superficie totale: 92 844 m2,
- 0,6 m2 d'espaces verts par habitants.

EQUIPEMENTS DE GARDE POUR LA PETITE ENFANCE:
- 15 crèches collectives (1056 berceaux),
- 3 haltes-garderies (65 places),
- 3 crèches familiales (138 places).

EQUIPEMENTS SCOLAIRES PUBLICS:
22 écoles maternelles : 3 673 élèves, 146 classes, 25,2 élèves/ classe,
22 ecoles élémentaires : 5 104 élèves, 219 classes, 23,3 élèves/classe.
6 collèges: 125 classes;
1 lycée technologique: 31 classes;
2 lycées technologiques: 53 classes;
2 SEGPA: 8 classes;
2 lycées professionnels: 31 classes

EQUIPEMENTS SPORTIFS:
7 gymnases,
2 piscines,
1 tennis,
11 terrains d'éducation physique,
2 boulodromes,
1 centre d'animation,
1 bains-douches.

DEPLACEMENTS

TAUX DE MOTORISATION DES MENAGES (nbre de voitures/ménages): 0,40 Paris: 0,50

TRANSPORTS EN COMMUN: 8 lignes de métro: Pont de Levallois-Gallieni (n°3), Nation-Porte Dauphine (n°2), Palce d'Italie-Bobigny (n°5), Balard-Créteil Préfecture (n°8), Pont de Sèvres-Marne La Vallée (n°9), Châtelet-Mairie des Lilas (n°11), La Défense-Château de Vincennes (n°1), Nation-Charles de Gaulle-Etoile (n°6), RER A.


Formation et histoire locale

L'histoire du XIe arrondissement pourrait se raconter par celle de ses limites: au nord et au sud, des rues de faubourg ancestrales; à l'est et à l'ouest, deux anciennes enceintes de Paris. Dans un angle, la place de la Bastille qui concentre sur son nom le symbole des révolutions et des luttes populaires; à l'opposé, les places de la Nation et de la république associant l'embellissement à l'amélioration de la circulation.

Au Moyen-Âge, l'actuel boulevard Beaumarchais forme la partie orientale de l'enceinte de Charles V. Son emprise reste visible. Le profil d'une section de boulevard, partant, par exemple, de la rue du Pas-de-la-Mule vers la rue Amelot, montre le volume des "terrés" de ses soubassements. Aux abords de la Bastille, le mur était renforcé de bastions, construits sous Henri II, pour protéger la forteresse de la porte Saint-Antoine; la forme d'un de ces bastions s'imprimera dans le dessin de l'actuelle rue Saint Sabin.

Le territoire du XIe arrondissement demeure, jusqu'à la fin du XVIIème, hors la ville. C'est un paysage rural parcouru par un carroyage de voies grossièrement orthogonales. Deux d'entre elles sont parallèles à l'enceinte: l'une enchaîne les rues Folie Méricourt, Popincourt et Basfroi; le saconde, formée par les rues Saint-Maur, Faidherbe puis Reuilly dans le 12ème arrondissement est une voie importante qui conduit de Charenton à Saint-Denis. A leur perpendiculaire se croisent sept routes radicales qui mènent vers les villages alentour (Vincennes, Montreuil, Charonne, Ménilmontant, et belleville) ou vers de grandes propriétés sub-urbaines (la Roquette et saint-Sébastien).

Les domaines seigneuriaux sont nombreux à l'est de Paris. Au nord, la couture extérieure du Temple, au sud, l'abbaye royale de Saint-Antoine-des-Champs possède un immense territoire qui comprendrait de nos jours le XIIe arrondissement et une partie des XIe et XXe. La franchise accordée par Louis XI, autorisant tous les corps de métiers à y travailler librement, donnera sa prospérité et son identité au quartier. Le privilège d'une exemption de la maîtrise s'ajoutant à la possibilité de disposer de vastes chantiers à proximité du port au Bois-d'oeuvre, favorise l'établissement des charpentiers et des menuisiers.

En 1670, Louis XIV fait raser les enceintes obsolètes qui corsètent Paris. Le tronçon joignant la porte Saint-Denis à la Bastille est l'un des premiers à être remplacé par un cours planté d'arbres. Le mot boulevard, jusqu'alors propre aux militaires, devient un terme de vocabulaire urbain en adoptant le sens d'une promenade plantée en tour de ville.

L'ouverture des murs favorise le développement des résidences à la campagne. En 1730, le plan de Turgot montre un paysage parcouru de chemins ruraux, bordés de jardins, de chantiers et de maisons de plaisance. Mais, dès la fin du XVIIIème siècle, le lotissement de la ville d'Angoulême ouvre un quadrillage de voies sur l'ancienne couture du Temple (les rues de Malte ou de Crussol en conservent le souvenir).

Le début du XIXème siècle voit l'établissement du Canal Saint-Martin et celui des abattoirs de Ménilmontant (aujourd'hui, square Maurice-Gardette). La Restauration et la Monarchie de Juillet poursuivent la politique d'équipement du Premier Empire. L'égout de la rue Amelot est curé. Deux prisons sont construites rue de la Roquette.

Haussmann perce trois axes de circulation à travers le XIe arrondissement: l'avenue de la République, le boulevard Voltaire (de la place de la république vers le cimetière du Père-Lachaise et vers Vincennes) et le boulevard Philippe-Auguste. Il fait courir le canal Saint-Martin (boulevard richard Lenoir) pour limiter les obstacles en cas d'émeutes. Les grandes places deviennent les pivots de la circulation. La République (ancienne Place du Château d'Eau)) et la Nation (place du Trône) sont remodelées. La mairie d'arrondissement est implantée au coeur du 11ème, au croisement du boulevard Voltaire et de la nouvelle avenue Parmentier. Le remplacement des abattoirs de quartier par la Grande Halle de la Villette libère le terrain d'un square (Maurice Gardette) articulé au coeur d'un lotissement. Aucours de cette même période, la construction privée réalise de remarquables locaux d'activité, dont la rue des Immeubles Industriels (1873).

Pendant les trois quarts du XXème siècle, les urbanistes tentent d'assainir et de rebâtir cet arrondissement jugé dense et peu salubre. En 1906, le conseiller municipal Ambroise Rendu désigne 17 îlots, jugés impossibles à améliorer du point de vue de l'hygiène. L'îlot n°6 qui couvre la partie sud du 11ème fait l'objet de plusieurs projets, non réalisés.

Après la deuxième guerre mondiale, les questions de circulation et de logement s'ajoutent aux préoccupations hygiénistes. En 1954, le plan Lafay-Lopez prévoyait une totale rénovation de l'arrondissement (rues nouvelles ouvertes ou anciennes élargies, reconstruction par des tours et des barres). Ce plan n'est heureusement que peu appliqué, si ce n'est pour un immeuble de onze étages, en retrait d'alignement, à l'angle de la rue de Charonne et de l'avenue Ledru-Rollin.

La SDAU et le POS de 1977 marquent un changement radical d'orientation en protégeant et valorisant un ensemble de règles, d'échelle, de composition urbaine et de volume qui ont fait la spécificité de Paris. Le SDAU identifie le Faubourg Saint-Antoine comme secteur à préserver. La récente modification du POS de saint-Antoine s'attache entre autres à la délicate question du mode d'implatation des bâtiments sur la profondeur de la parcelle.


La Population

Le XIe arrondissement compte 149 166 habitants au recensement de 1999. Il regroupe 7% de la population parisienne sur 4% du territoire de la capitale. La structure par âge des habitants du 11ème se caractérise d'abord par une part importante des jeunes adultes (20-39 ans) dont le poids relatif est de 41% contre 36% à Paris. A l'exception des 40-59 ans, les autres grands groupes d'âge, moins de 20 ans et 60 ans ou plus, sont sous-représentés (17% chacun) par rapport aux moyennes parisiennes (18% et 20%).

En relation avec un habitat caractérisé par un poids élevé des petits logements, la taille moyenne des ménages est inférieure à la moyenne parisienne (1,78 contre 1,87) du fait notammant de la part croissante des personnes vivant seules, 56% en 1999 (52% à Paris) contre 52% en 1990.

La densité résidentielle brute la plus élevée de la capitale

Avec une densité résidentielle brute de 406 hab/ha, le XIe apparaît comme l'arrondissement le plus densément peuplé de Paris et ce depuis 1968 (Paris 244 hab/ha). Ce résultat renvoie à une densité bâtie forte, très majoritairement consacrée à l'habitat, et à une absence d'îlots dévolus exclusivement à l'activité ou à de grandes emprises d'équipements comme cela peut être le cas ailleurs.

Au niveau local, le boulevard Voltaire semble séparer deux grands ensembles: un à l'est où l'on observe de nombreux îlots très denses et un à l'ouest où les densités sont plus faibles.

A l'est du boulevard Voltaire, les îlots proches du boulevard de Belleville connaissent des densités élevées (souvent comprises entre 750 et 1000 hab/ha, certains îlots ayant même une densité encore supérieure). IL en est de même des îlots entourant le square Maurice Gardette, déjà identifiés sur les cartes des densités bâties et d'habitation. Les îlots situés entre la rue du Chemin Vert, les rues Saint-Maur et Léon Frot et la rue de la Folie Régnault, présentent des densités de population très élevées. A l'ouest du boulevard Voltaire, on observe des ensembles moyennement denses, notamment les îlots situés entre le boulevard Voltaire, la rue de la Roquette et le Boulevard Richard Lenoir. Un autre secteur formé par les îlots situés entre les boulevards Voltaire, Richard Lenoir et la rue Amelot apparaît également avec une densité moyenne.

Poursuite de la dépopulation après la parenthèse 1982-1990

A l'exception d'une hausse intervenue entre 1982 et 1990 (qui s'explique en partie par des livraisons de logements), la dépopulation du XIe arrondissement se poursuit depuis 1962. Au nombre de 193 000 en 1962, les habitants de l'arrondissement ne sont plus que de 149 000 en 1999 soit un rythme de baisse annual de 0,7% sur cette période. Le rythme de baisse annuel mesuré entre 1990 et 1999 est toutefois inférieur à cette moyenne et s'explique exclusivement par la baisse de la taille des ménages alors que le nombre de ménages reste stable.

Les pertes de population se concentrent dans trois secteurs de taille inégale:

- un grand quadrilatère, limité par les rues Oberkampf et de Charonne, les avenues Parmentier et Philippe Auguste et le boulevard de Ménilmontant, avec néanmoins quelques hausses autour du square de la Roquette,

- la grande majorité des îlots longeant la rue du Faubourg Saint-Antoine et, en prolongement, ceux au nord de la rue de Montreuil particulièrement ceux entre les rues Trousseau et Saint-Bernard,

- le secteur situé entre la rue Jean-Pierre Timbaud et la rue du Faubourg du Temple avec de très fortes baisses de population, parfois supérieures à 20% avoisinement des hausses importantes, dues aux livraisons de logements intervenues entre 1990 et 1999 comme dans le secteur Robert Houdin.

Les îlots "stables" se concentrent essentiellement au nord-est de l'arrondissement, à l'ouest de la rue Saint-Maur et au sud, entre la rue Léon Frot et l'avenue Philippe Auguste.

En dehors de ceux déjà cités, une minorité d'îlots a vu sa population augmenter: à l'ouest du boulevard Richard Lenoir entre les rues Pelée, saint-Sabin et du chemin Vert, autour de la rue de la Roquette entre les rues Daval-Lappe et Popincourt-Basfroi et au sud-est, entre la rue et le boulevard de Charonne à l'est de l'avenue Philippe Auguste. Ces hausses se relient pour la plupart à des livraisons de logements neufs.

En 1990, un actif sur cinq appartenait à la catégorie "ouvriers"

En 1999, les personnes actives habitant dans le XIe arrondissement sont au nombre de 84 764, soit un taux d'activité pour les hommes comme pour les femmes plus élevé que la moyenne parisienne.

En 1990, le profil socioprofessionnel des actifs du XIe arrondissement est proche de celui de la capitale avec néanmoins un pourcentage élevé de la catégorie "ouvrires" corrélative à une sous-représentation des cadres et professions intellectuelles supérieures.

Au niveau local, ce profil moyen se traduisait par une forte dominante d'employés et d'ouvriers dans le nord-est de l'arrondissement, dans le secteur Orillon-Oberkampf. Cette dominante se retrouvait, mais toutefois moins marquée, autour de la place Léon Blum et dans les îlots bordant le boulevard de Ménilmontant et dans quelques îlots du Faubourg Saint-Antoine.

A l'inverse, seul un secteur très circonscrit, proche des 3ème et 4ème arrondissements, situé entre les boulevards Richard Lenoir et Beaumarchais, connaissait une implatation majoritaire de catégories socio-professionnelles aisées.

Les autres îlots du XIe n'avaient pas un profil particulièrement marqué et s'alignaient sur la moyenne parisienne créant ainsi une sorte de transition entre le centre de Paris plus aisé et les arrondissements périphériques de l'est plus "populaires". Les données du recensement de 1999 dans le domaine des catégories socioprofessionnelles permettront d'observer comment a évolué géographiquement cette fonction de transition.


La Mixité

Un arrondissement de transition entre mixité des fonctions et habitat

A l'échelle de Paris, le XIe arrondissement fait partie à la fois des arrondissements périphériques qui sont essentiellement dominés par l'habitat et de ceux du centre-est qui présentent plutôt une mixité d'occupation habitat-emploi. Il est en revanche éloigné des caractéristiques des arrondissements du centre-ouest qui constituent le centre économique de Paris.

Le XIe arrondissement forme ainsi une transition entre les arrondissements périphériques et ceux du centre-est. L'ouest qui prolonge les 3ème et 10ème arrondissements est beaucoup plus mixte, les dominantes étant peu nombreuses. L'est, quant à lui, plus proche du 20ème arrondissement très résidentiel, présente une dominante "habitat".

Plus localement, cette mixité est beaucoup plud diffuse avec cependant de nombreux secteurs géographiques qui se distinguent dans cet arrondissement:
- le nord-ouest prolongeant à la fois les ateleirs et magazins de textile des 3ème et 10ème arrondissements;
- le secteur situé à l'ouest du boulevard Richard Lenoir, dans le quartier Saint Sabin / Saint Sébastien, qui concentre une certaine activité artisanale;
- les abords de la rue du faubourg saint-Antoine où la mixité est liée notamment à l'activité du meuble et du commerce en général;
- le secteur Sedaine / Popincourt qui concentre le textile de gros et demi-gros;
- les îlots situés le long de l'avenue de la République où sont implantés de nombreuses activités liées à l'imprimerie ou au textile;
- enfin, les alentours de la place de la Nation ou sont regroupées des activités liées aux nouvelles technologies.

La dominante habitat s'observe:
- dans la partie ouest, de part et d'autre de l'avenue Ledru Rollin, quartier dont le nombre d'habitants a connu une augmentation importante cette dernière décennie;
- au nord-est, autour du quartier de l'Orillon qui a accueilli de nombreux logements sociaux entre 1990 et 1999;
- au centre et à l'est, entre le boulevard Voltaire et l'avenue de la République, où pourtant une baisse de population a été globalement observée.

Seuls quelques îlots présentent une dominante d'emploi.