Square Marcel Rajman et salle Olympe de Gouges : les photos de la métamorphose

Dossier

Mise à jour le 10/07/2026

Square Rajman et pavillon de la salle Olympe de Gouges au fond

Le projet « Embellir le square Marcel Rajman et le parvis de la salle Olympe de Gouges » a été mené en concertation avec les habitant·es du 11e. Les lieux ont réouverts le 5 mai 2026 après leur transformation. Le 1er juillet, une plaque a été déposée au pied de la statue du buste de Marcel Rajman, jeune résistant qui a donné son nom au square.

Un projet voté dans le cadre du Budget Participatif

Pour la petite histoire, la salle Olympe de Gouges (du nom de la révolutionnaire et féministe guillotinée en 1793) et le square Marcel Rajman font partie d’un ensemble construit dans les années 1970 qui réunissait des logements, des équipements (crèche, école) et des espaces verts (square de la Roquette) tous imbriqués et interdépendants. Une vraie petite ville dans la ville. Un ensemble étonnant et séduisant mais plus vraiment adapté à notre époque. Le square, malgré ses arbres, était très minéral. La salle n’était pas visible depuis la rue Merlin car installée en contrebas. Et il fallait descendre des escaliers ou utiliser un ascenseur pour accéder à la salle. Les Parisien·nes ont décidé son réaménagement dans le cadre du Budget Participatif en 2019. L’objectif des travaux : faciliter l’accès à la salle aux personnes à mobilité réduite, lui donner de la visibilité, l’embellir et l’intégrer dans le paysage d’un square bien plus vert qu’auparavant.

Le square Rajman après travaux : entrée ouverte sur la salle Olympe de Gouges et square transformé
Le square Rajman avant travaux : sol minéral, petits arbres dans des pots, pas de visibilité sur la salle Olympe de Gouges Le square Rajman après travaux : entrée ouverte sur la salle Olympe de Gouges et square transformé
Avant et après les travaux : le square est désormais ouvert sur la salle
Mairie du 11e

Rénover, moderniser, végétaliser

C’est chose faite. Une rampe est venue remplacer les escaliers et l’ascenseur extérieur pour rendre la salle facilement accessible à tous et toutes. On circule ainsi beaucoup mieux entre le parvis de la salle et les squares Rajman et de la Roquette. La salle s’est dotée d’un vaste et élégant pavillon d’accueil de plain pied de 120m2 lui permettant d’être admirée de loin et de mieux accueillir son public. Une grande terrasse en bois est venue embellir le parvis, tandis que des plantes grimpantes ont été plantées pour tisser un lien végétal entre le square Marcel Rajman et le square de la Roquette. Ces aménagements ont également permis de mettre davantage en valeur la statue du jeune résistant juif, sculptée par l’artiste Denis Chetboune, et installée dans le square depuis 2015.

Le square Rajman après travaux : des bancs, plus de végétation, un lieu chaleureux
Square Rajman avant travaux : sol minéral, plantes en pot Le square Rajman après travaux : des bancs, plus de végétation, un lieu chaleureux
Avant et après les travaux : un lieu plus accueillant et plus vert
Dana Escalera/Ville de Paris - Frédéric Combeau / Ville de Paris

Un jardin poétique et rafraîchissant

Quant au square, qui fait office de « porte d’entrée » de la salle, le rectangle au sol minéral entouré de tilleuls s’est métamorphosé en un véritable jardin de quartier fidèle à l’esprit des jardins parisiens. Le square de la Roquette attenant étant un espace sportif et dynamique, Sophie Dobler, la paysagiste qui a mené le projet, a souhaité faire du square Marcel Rajman un lieu « vert, poétique, serein et hors du temps ». Pour les promeneurs en quête de calme mais aussi pour les seniors du quartier (le square est à proximité des résidences Omer Talon et La Roquette et du Club Senior Roquette). Sa forme en « 8 » permet une circulation à l’infini, lente et contemplative, créant un sentiment de sécurité à l’inverse d’un cul-de-sac. Les formes arrondies des massifs suggèrent aussi une promenade tranquille. Ils ont été agencés pour former de « petites scènes végétales ». La nature occupe désormais près de la moitié de l’espace. Quatre nouveaux arbres sont venus rejoindre les tilleuls existants, et les plantes ont été choisies de manière à se relayer au fil des saisons. Une végétation essentiellement d’essence régionale ou française, à l’image du sorbier des oiseaux ou de l’arbre à fraises. Un sol naturel et perméable associé à une végétation de taille intermédiaire rafraîchissent l’air tandis que bancs, chaises et tables d’échecs ont été disséminées pour offrir des vues variées, à l’ombre des tilleuls ou au soleil, dans les passages ou en retrait et inviter à la rêverie, à la lecture ou à la rencontre.

Le nouveau square Marcel Rajamn en chiffres :

511 m2 de surface végétalisée créé
36 arbres existants conservés arbres plantés
423 m2 de végétation plein terre créée
73m2 de pelouse créé
15m2 de sedum

Un lieu de mémoire

Marcel Rajman est né le 1er mai 1923 en Pologne. Il arrive en France en 1931 avec sa famille pour fuir l’antisémitisme. En 1937, les Rajman s’installent dans un appartement près de la place de la Nation. En 1941, le père de Marcel est raflé et gazé à Auschwitz. Le jeune homme rejoint alors la Résistance et participe à l'exécution d’un colonel SS. Il est arrêté en 1943 par des policiers français. Son frère cadet et sa mère sont appréhendés le lendemain, puis déportés. Condamné à mort, Marcel Rajman, 20 ans, est fusillé au Mont-Valérien le 21 février 1944 avec 22 membres du groupe Manouchian.

Le 1er juillet 2026, une cérémonie a été organisée en présence du Maire du 11e David Belliard, des élus, ainsi que de Serge et Beate Klarsfeld pour réinstaller la plaque d'hommage à Marcel Rajman au pied de la statue qui le représente. Les services de la Ville et les partenaires qui ont participé à ce projet étaient présents pour célébrer la transformation du square et de l'entrée de la salle.